[#Covid19] Prison limitée à 7️⃣0️⃣

Nous savons que depuis le confinement en France, le gouvernement a ordonné la libération de plus de cinq mille détenus en fin de peine (à l’exclusion des condamnés pour féminicides ou violences conjugales). La presse révèle qu’en Italie, le même procédé fut utilisé pour endiguer l’épidémie. Mais sur la base du simple critère de l’âge.

Ainsi donc, Francesco Bonura, 78 ans, et Franco Cataldo, 85 ans, membre du gang qui a tué le fils adolescent d’un repenti en 1996 et dissous son corps dans de l’acide, ont été libérés. Et il y en a (beaucoup) d’autres puisque quatre cent cinquante-six dossiers sont à l’étude.

Ceux dont les témoignages permirent ces arrestations dorment certainement très mal. La Mafia n’oublie jamais ceux qui la trahissent. 💀

[#Covid19] L’Algérie porte plainte contre France 24

Lundi 30 Mars 2020, Francis Ghilès, chercheur au Centre des affaires internationales de Barcelone était l’invité de la chaîne publique France 24. Interrogé sur la crise sanitaire en Algérie, l’homme a vivement critiqué les autorités algériennes qu’il a accusées de mauvaise gestion et de privilégier militaires et membres du gouvernement au détriment de la population.

Ces propos ont choqué le ministre algérien des Affaires étrangères qui, dès le lendemain, a convoqué l’ambassadeur français pour lui faire part « des vives protestations de l’Algérie suite aux propos mensongers, haineux et diffamatoires à l’égard de l’Algérie et de ses autorités tenus tout récemment sur un plateau d’une chaîne de télévision publique française« .

Les autorités algériennes ont déposé plainte contre France 24 et Francis Ghilès pour « propos injurieux ».

Journaliste au Financial Times de 1981 à 1996, Francis Ghilès écrit pour Le Monde, The Wall Street Journal, El Pais et Le Monde Diplomatique. Il réalise aussi des analyses auprès de différents instituts comme le Peterson Institute et CSIS à Washington, l’IFRI et l’IPEMED à Paris, le Royal Institute of International Affairs et The International Institute of strategic studies à Londres et le Konrad Adenauer Stiftung de Berlin.

[Iran] Compter les morts ✈️

L’armée iranienne a reconnu avoir abattu le Boeing 737 qui transportait 176 personnes , dont des Iraniens, des Canadiens, des Ukrainiens, des Allemands, des Suédois et des Afghans. Aucun n’a survécu.

La colère est grande en Iran où des manifestants réclament réparation. Car selon un député iranien, l’appareil aurait été confondu avec un missile de croisière américain. Le général de brigade Amirali Hajizadeh, commandant de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, a endossé la «responsabilité totale» de cette « impardonnable erreur ».

Lundi, le président Hassan Rohani a promis que son pays punirait tous les responsables. «Pour notre peuple, il est très important dans cet accident que quiconque a été fautif ou négligent à tout niveau» soit poursuivi en justice, a précisé le président iranien dans un discours télévisé, précisant que «tous ceux qui devraient être punis doivent être punis». «Le système judiciaire doit former un tribunal spécial avec des juges de haut rang et des douzaines d’experts (…) le monde entier va regarder», faisant allusion à une mise en garde de Donald Trump.

En Iran, les juges sont diplômés de la loi islamique (charia) qui leur confèrent un pouvoir absolu. La peine de mort est régulièrement prononcée. Et appliquée.

Ce sera oeil pour oeil, mort pour mort. Et après ? Espérons qu’ils ne récidiveront pas. Car l’Iran est déterminée à se doter de l’arme nucléaire. 😀

Au Chili aussi…

Interpol se saisit des crimes d’écocide

Interpol (Organisation internationale de police criminelle) est une organisation internationale créée le 7 septembre 1923 dans le but de promouvoir la coopération policière internationale. Son siège se trouve à Lyon. En diffusant des notices rouges, documents d’alerte , Interpol traque des criminels recherchés dans le monde entier.

Ils sont sept. Sept fugitifs à avoir vendu illégalement des trophées de chasse, fait commerce d’espèces protégées, détruit illégalement des forêts et participé activement au trafic d’ivoire en Chine, en Grèce, au Kenya ou au Royaume d’Eswatini (ex Swaziland). Ces pays les recherchent activement.

Alors, pour la première fois depuis sa création, Interpol a diffusé un appel à témoins dans 192 pays.« Interpol en appelle à la communauté mondiale : ces individus doivent habiter quelque part, ils doivent voyager, se déplacer, socialiser. Quelqu’un sait où ils se trouvent et nous demandons au public de nous aider à les traduire en justice ». Cette initiative, exceptionnelle, permet aux personnes qui détiennent des informations sur ces individus de les transmettre par mail à Interpol : fugitive@interpol.int.

Ecocide… Un crime encore méconnu

La notion de crimes d’écocide (c’est-à-dire contre l’environnement)s est née après la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, Interpol considère qu’ils ont généré plus de 250 milliards d’euros de bénéfices illégaux par an. Et que bien souvent, la criminalité environnementale est liée au terrorisme. Ainsi, lutter contre les crimes commis contre l’environnement, c’est affaiblir les terroristes.

En 2016, le crime d’écocide a été reconnu par la Cour pénale internationale comme crime contre l’humanité. En France,une proposition de loi portant reconnaissance du crime d’écocide avait été déposée le 19 Mars 2019 par des sénateurs socialistes et républicains. Une proposition (hélas) rejetée le 2 mai tant par la majorité sénatoriale que par le gouvernement. Le Sénat a considéré que le droit français prévoyait suffisamment de délits pénaux environnementaux, tant dans le code de l’environnement que dans le code pénal (atteinte involontaire ayant entraîné la mort, mise en danger de la vie d’autrui).