Ghosn with the wind

Pour s’évader du Japon, Carlos Ghosn a voyagé dans une malle. Un scénario « rocambolesque » selon des journalistes que la grève des cheminots ne passionne plus. Depuis des jours, les médias ont envie qu’on mette des paillettes dans leurs éditos. Ouf ! Carlos est arrivé, sans se presser…

Le voilà au Liban. Bien embarrassé, ce pays dit l’accueillir « les bras ouverts ». Si ouverts qu’ils viennent de se refermer . Désormais, Carlos Ghosn ne peut plus quitter le Liban qui lui reproche de s’être rendu, il y a dix ans, en Israël (pays ennemi du Liban). Les Libanais ont la rancune tenace.

Diouring disse taïme, la France l’observe …de loin. Surtout, qu’il n’approche pas car entre les gilets jaunes et les grévistes, il ne manquait plus que lui ! Personne ne veut entendre parler de ce fugitif encombrant, tantôt libanais, brésilien et tantôt français. Ghosn with the wind … au gré du vent. Où son intérêt le porte.

Les Japonais, eux, attendent que tombe le vent. Il leur suffira, alors, de cueillir le fruit. Ce n’est qu’une question de temps. Et la patience, ça les connaît. « Une mauvaise action court plus vite que le vent » dit-on au Japon. Carlos aurait peut-être dû y rester. Nous le saurons très vite.