Coups de barre (III)

C’est jour de comparutions immédiates au tribunal. Le Président s’adresser au prévenu :

« Acceptez-vous d’être jugé aujourd’hui ? »

 » Ça dépend, je vais prendre combien ? »

« Pour le savoir, il faut accepter d’être jugé« 

 » Ah… OK alors. »

C’ETAIT SON DERNIER MOT

LE TRIBUNAL, LEVEZ-VOUS !

Coup de barre (II)

Hirsute dans le box des comparutions immédiates : « Désolé, j’ai les cheveux en pétard, mais y’a pas de fer à lisser en garde à vue.« 

Le président consultant les antécédents d’un prévenu. « Vous indiquez n’avoir jamais été condamné. C’est une vision excessivement enthousiaste de votre passé… » 🙂

Le prévenu annonce fièrement qu’il ne fume plus de cannabis depuis son interpellation. Le juge éclate de rire. « Mais vous avez été arrêté il y a trois jours ! »

L’avocat s’adressant au juge : « Monsieur le président, je vais essayer de vous enterrer… Pardon, de vous entraîner. »

Poursuivi pour des violences conjugales, le prévenu s’explique : « J’étais de dos, ma fille m’a mis une gifle et sa mère m’a mis un coup de poing, alors en me retournant, d’un geste brusque, je l’ai empéguée dans la tête. »

L’avocat d’un jeune chef d’entreprise poursuivi pour fraude fiscale : « Mon client, il n’a pas beaucoup de formation, il sort d’une école de commerce ».

« J’allais voir ma copine à Rousset », explique un habitant de Brignoles jugé pour des cambriolages. « Mais pourquoi vous a-t-on pris à Aix alors ?« , interroge la juge. « C’est à cause du bus : on peut pas aller directement de Brignoles à Rousset, il faut passer par Aix. »

Depuis le box, un détenu tente de convaincre les juges que cacher du shit sur soi lorsque l’on quitte sa cellule, est une précaution habituelle. « D’ailleurs, je suis venu au tribunal avec une semelle déjà préparée, sourit-il, depuis le box, je peux vous montrer si vous voulez« . Le procureur manque de s’étrangler : « Il n’est quand même pas en train de nous dire qu’il a de la drogue dans ses chaussures, là ? »

« Délibéré en cours d’audience ! », annonce la présidente en refermant le dossier d’un jeune détenu. « Alors, elle a dit quoi ?« , demande, dans le public, un proche du prévenu à un autre. « Il est libéré en cours d’audience !« 

Coup de barre (I)

Septembre 2022, Tribunal de Seine et Marne. Monsieur M, 39 ans, maintes fois jugé, trois fois évadé, comparaît pour ne pas s’être présenté aux rendez-vous que lui avait fixés l’association qui devait l’héberger jusqu’en Novembre. Condamné récemment à une obligation de résidence, Monsieur M. comparaît pour « évasion en récidive » d’un chantier d’insertion.

Le Tribunal, levez-vous !