Indépendance

« Jugé avec cinq autres personnes pour escroquerie dans l’affaire de l’arbitrage contesté du Crédit lyonnais , Bernard Tapie a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris, mardi 9 juillet. Une semaine plus tard, mardi 16 juillet, le parquet de Paris a annoncé avoir fait appel de la relaxe générale dans l’affaire de l’arbitrage controversé qui avait octroyé 403 millions d’euros à l’homme d’affaires en 2008 pour solder son litige avec le Crédit lyonnais. «  France Info.

La Garde des Sceaux n’y était pas favorable. 🙂

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Taper dans l’oeil

Depuis le début de l’année, soixante-quatorze femmes sont tombées sous les coups de leurs conjoints ou compagnons. Nous savons tous que le problème est complexe (éducation des garçons, chômage, alcool et précarité sociale, avenir des enfants nés du couple, peur de la solitude…) et surtout, que les acteurs de la chaîne pénale manquent cruellement de moyens.

Mais le gouvernement prône l’optimisme et annonce, par la voie de Marlène Schiappa, un Grenelle des violences conjugales et l’engagement de Madame Macron. Nicole Belloubet, Garde des Sceaux a évoqué un nouvel arsenal judiciaire et législatif.

« Il faut vraiment que nous ayons des actions coup de poing beaucoup plus fortes », a-t-elle déclaré sur le plateau de BFMTV.

Messieurs, préparez vos gants de boxe ! 🙂

Que faire des détenus condamnés pour terrorisme?

Cent cinquante détenus condamnés pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte terroriste seront libérables d’ici 2022. Que faire de ces individus ? Peut-on être sûrs qu’ils ne réitèreront pas les faits ?



Dans le Vaucluse, Thomas n’est pas allé pointer à la gendarmerie de son domicile comme il a obligation de le faire quotidiennement de par une mesure contraignante prescrite par le ministère de l’Intérieur . Au Tribunal, il explique qu’il devait aller travailler et qu’il escomptait en justifier ultérieurement. Il sera condamné à six mois d’emprisonnement.

Au Havre, l’affaire est plus grave. Le Parisien relate que ce matin, deux surveillants furent agressés par un détenu radicalisé. Considéré, de source syndicale comme un détenu «indigent » et «plus que suivi », il était déjà passé en quartier d’évaluation de la radicalisation.

Au fil du temps, les exemples se multiplient. Car « début mars, à Condé-sur-Sarthe (Orne), Michaël Chiolo, détenu radicalisé, avait agressé deux surveillants avec un couteau en céramique avant de se retrancher avec sa compagne pendant près de 10 heures dans une unité de vie familiale de la prison. « 

Comment évaluer leur dangerosité ?

« Le plus radicalisé ne porte pas la plus longue barbe », rappelle l’administration pénitentiaire. Un détenu particulièrement dangereux passera « sous le radar » s’il adopte un comportement irréprochable pendant sa détention.

Mais depuis 2017, l’Etat s’est doté d’outils d’évaluation et de prévention. Ainsi, trois cents espions surveillent les détenus radicalisé dans les prisons. Ils appartiennent au service national du renseignement pénitentiaire, qui lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée ainsi que pour le renforcement de la sécurité pénitentiaire.

Est-ce suffisant ? « Avec la surpopulation carcérale, on est dans la volumétrie plutôt que le marquage à la culotte », regrettent les syndicats. « Des difficultés qui risquent, elles aussi, de rejaillir à l’extérieur des prisons. « 

Le problème reste entier.

Lol, 1er chien d’assistance judiciaire 🐶

Parler… témoigner… dire les choses. Ce n’est pas toujours facile, notamment lorsqu’on a subi un choc psychologique grave. Surtout si l’on est un enfant.

Igloo vous salue !

A Cahors, il y a deux ans, le Procureur de la République eût l’idée de contacter l’association Handi’chiens, qui dresse habituellement des chiens pour des personnes malvoyantes, à mobilité réduite ou souffrant d’épilepsie. Et de lui confier une mission: former un chien à accompagner les victimes, et notamment les plus jeune, pendant les audiences du tribunal pour les mettre en confiance et les inviter à s’exprimer plus facilement.  » Nous avons tout de suite accepté car nous avons confiance en cette idée», explique Marie-Claude Lebret, fondatrice d’Handi’chiens.

C’est ainsi qu’arrive LOL, le premier chien d’assistance judiciaire. Choisi à l’âge de deux mois, Lol (un labrador noir) a appris à être imperturbable. Il ne réagit pas aux bruits de portes ou au passage des robes des avocats. C’est un chien sociable, observateur et calme, éduqué afin de pouvoir apaiser les victimes lors de leur prise de témoignage. La présence de Lol les aide à passer le cap du traumatisme immédiat.

Les pompiers ont été formés pour le comprendre. Mis à la disposition de la Justice, Lol reste la propriété de l’association Handi Chiens qui pour l’instant, n’en forme pas d’autres. Des bilans réguliers de son travail seront effectués, d’abord chaque mois puis tous les six mois. Cette petite vidéo vous permettra d’admirer ce très beau chien… bien plus intelligent que certains humains.††