Le Roi est nu 👑

L’ADN est une macromolécule biologique présente dans toutes les cellules  humaines. Il contient le génome, c’est-à-dire l’information génétique de l’individu, qui permet son développement, son fonctionnement et sa reproduction. En droit français, le juge peut ordonner une expertise génétique dans le cadre d’une action en recherche de paternité. Le refus de s’y soumettre peut être analysé comme un aveu de paternité.


BELGIQUE. L’ADN a parlé. L’action en recherche de paternité s’est interrompue. Le Roi Albert II a reconnu que Delphine Boël était bien sa fille illégitime.

L’homme avait jusque là nié avoir eu cette enfant, en 1968, de sa liaison extra-conjugale avec la Baronne Sibylle de Sélys Longchamps. Une conciliation ayant échoué, la jeune femme, devenue artiste plasticienne, avait saisi la justice pour que sa filiation paternelle soit établie et reconnue. Des années de procédure (la requête fut déposée en 2013 !) pendant lesquelles Albert II avait multiplié les recours jusqu’à saisir la Cour de Cassation. Car en 2019, la Cour d’Appel de Bruxelles l’avait soumis à une expertise ADN. Les pourvois rejetés, Delphine Boël a pu accéder aux résultats biologiques.

« Sa Majesté a pris connaissance des résultats du prélèvement ADN auquel il s’est prêté à la demande de la cour d’appel de Bruxelles« , ont indiqué ses avocats dans un communiqué . « Les conclusions scientifiques indiquent qu’il est le père biologique de Madame Delphine Boël. Sa Majesté a décidé de mettre un terme dans l’honneur et la dignité à cette procédure pénible« .

« C’est clairement un soulagement. La blessure affective, rien ne la pansera« , a réagi l’avocat de Delphine Boël qui a dénoncé « le manque d’élégance, d’humanité, voire de gentillesse » d’Albert II. 

Être père, ce n’est pas le devenir.

[Iran] Compter les morts ✈️

L’armée iranienne a reconnu avoir abattu le Boeing 737 qui transportait 176 personnes , dont des Iraniens, des Canadiens, des Ukrainiens, des Allemands, des Suédois et des Afghans. Aucun n’a survécu.

La colère est grande en Iran où des manifestants réclament réparation. Car selon un député iranien, l’appareil aurait été confondu avec un missile de croisière américain. Le général de brigade Amirali Hajizadeh, commandant de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, a endossé la «responsabilité totale» de cette « impardonnable erreur ».

Lundi, le président Hassan Rohani a promis que son pays punirait tous les responsables. «Pour notre peuple, il est très important dans cet accident que quiconque a été fautif ou négligent à tout niveau» soit poursuivi en justice, a précisé le président iranien dans un discours télévisé, précisant que «tous ceux qui devraient être punis doivent être punis». «Le système judiciaire doit former un tribunal spécial avec des juges de haut rang et des douzaines d’experts (…) le monde entier va regarder», faisant allusion à une mise en garde de Donald Trump.

En Iran, les juges sont diplômés de la loi islamique (charia) qui leur confèrent un pouvoir absolu. La peine de mort est régulièrement prononcée. Et appliquée.

Ce sera oeil pour oeil, mort pour mort. Et après ? Espérons qu’ils ne récidiveront pas. Car l’Iran est déterminée à se doter de l’arme nucléaire. 😀

Ghosn with the wind

Pour s’évader du Japon, Carlos Ghosn a voyagé dans une malle. Un scénario « rocambolesque » selon des journalistes que la grève des cheminots ne passionne plus. Depuis des jours, les médias ont envie qu’on mette des paillettes dans leurs éditos. Ouf ! Carlos est arrivé, sans se presser…

Le voilà au Liban. Bien embarrassé, ce pays dit l’accueillir « les bras ouverts ». Si ouverts qu’ils viennent de se refermer . Désormais, Carlos Ghosn ne peut plus quitter le Liban qui lui reproche de s’être rendu, il y a dix ans, en Israël (pays ennemi du Liban). Les Libanais ont la rancune tenace.

Diouring disse taïme, la France l’observe …de loin. Surtout, qu’il n’approche pas car entre les gilets jaunes et les grévistes, il ne manquait plus que lui ! Personne ne veut entendre parler de ce fugitif encombrant, tantôt libanais, brésilien et tantôt français. Ghosn with the wind … au gré du vent. Où son intérêt le porte.

Les Japonais, eux, attendent que tombe le vent. Il leur suffira, alors, de cueillir le fruit. Ce n’est qu’une question de temps. Et la patience, ça les connaît. « Une mauvaise action court plus vite que le vent » dit-on au Japon. Carlos aurait peut-être dû y rester. Nous le saurons très vite.

[Actu] Carlos Ghosn évadé ❓

Alors qu’il était assigné à résidence à Tokyo par la justice japonaise dans l’attente de son procès, une dépêche AFP révèle qu’hier soir, Carlos Ghosn a rejoint Beyrouth (Liban) à bord d’un jet privé en provenance de Turquie.

Le journal « Les Échos » évoque un « transfert pas clair » de l’ex patron de Nissan. Mais se contente de rappeler que Carlos Ghosn est sous le coup de quatre inculpations de corruption, dont deux pour dissimulation aux autorités boursières et deux pour abus de confiance.

Le patron franco-libanais s’est-il enfui du Japon ❓ A suivre…

L'amnésique Delevoye…

N comme haine

L’Alsace, Nemo connaît bien. Westhoffen ? Nous avons dû y passer entre deux TD (travaux dirigés)… Car à l’époque, on savait s’amuser. On ne profanait pas les tombes. Streng verboten.

Jadis, ces gens-là, on les qualifiait de « déséquilibrés ». On les regardait avec de grands yeux en se disant que quelque chose ne tournait pas rond là-haut. Nous étions, tous, consternés.

Dans les petits villages alsaciens, tout se sait. Le samedi, tandis qu’on balaye son bout de trottoir, on commère allègrement. Es redet .. ça jase, en bon français. Alors, on savait très vite qu’il s’agissait des jeunes Machinchose, qui, un soir de beuverie avaient trouvé marrant de taguer des tombes. Si elles étaient juives, c’était encore plus osé. Le qu’en dira-t-on fonctionnerait à plein tube.

Aujourd’hui, rien n’a changé. Sauf que l’acte s’est banalisé. Bien souvent, ce sont des jeunes qui « se marrent ». Mais les bonnes femmes ne font plus des bonds. Plus personne n’a vraiment de repères.

L’Etat annonce la création d’un office national de lutte contre la haine. Il eût été préférable de créer un office contre la connerie. Mais avec tout ce monde à enfermer, c’était peine perdue. Alors la haine, c’est mieux. C’est médiatique et ça fait sérieux. Et surtout, ça donne moins de travail.