Que faire des détenus condamnés pour terrorisme?

Cent cinquante détenus condamnés pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte terroriste seront libérables d’ici 2022. Que faire de ces individus ? Peut-on être sûrs qu’ils ne réitèreront pas les faits ?



Dans le Vaucluse, Thomas n’est pas allé pointer à la gendarmerie de son domicile comme il a obligation de le faire quotidiennement de par une mesure contraignante prescrite par le ministère de l’Intérieur . Au Tribunal, il explique qu’il devait aller travailler et qu’il escomptait en justifier ultérieurement. Il sera condamné à six mois d’emprisonnement.

Au Havre, l’affaire est plus grave. Le Parisien relate que ce matin, deux surveillants furent agressés par un détenu radicalisé. Considéré, de source syndicale comme un détenu «indigent » et «plus que suivi », il était déjà passé en quartier d’évaluation de la radicalisation.

Au fil du temps, les exemples se multiplient. Car « début mars, à Condé-sur-Sarthe (Orne), Michaël Chiolo, détenu radicalisé, avait agressé deux surveillants avec un couteau en céramique avant de se retrancher avec sa compagne pendant près de 10 heures dans une unité de vie familiale de la prison. « 

Comment évaluer leur dangerosité ?

« Le plus radicalisé ne porte pas la plus longue barbe », rappelle l’administration pénitentiaire. Un détenu particulièrement dangereux passera « sous le radar » s’il adopte un comportement irréprochable pendant sa détention.

Mais depuis 2017, l’Etat s’est doté d’outils d’évaluation et de prévention. Ainsi, trois cents espions surveillent les détenus radicalisé dans les prisons. Ils appartiennent au service national du renseignement pénitentiaire, qui lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée ainsi que pour le renforcement de la sécurité pénitentiaire.

Est-ce suffisant ? « Avec la surpopulation carcérale, on est dans la volumétrie plutôt que le marquage à la culotte », regrettent les syndicats. « Des difficultés qui risquent, elles aussi, de rejaillir à l’extérieur des prisons. « 

Le problème reste entier.

11 réflexions sur “Que faire des détenus condamnés pour terrorisme?

  1. Fanatisés à l’extrême, beaucoup commettront d’autres crimes. C’est malheureusement très probable. Ils n’ont que la religion comme raison de vivre et de tuer.
    Faudra-t-il les obliger à suivre un traitement psychiatrique ? Ça ne suffirait pas, de toute façon.
    Il est possible que ce problème relance le débat sur la peine de mort et apporte beaucoup d’eau au moulin des partis politiques radicaux…

    Aimé par 1 personne

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