Nemo Auditur

Tout droit… ou presque !

La pétition réclamant justice pour le coq Marcel est en ligne ICI.

Comment mieux s’alimenter, perdre du poids ou ne pas en reprendre ? Les consommateurs sont de plus en plus soucieux de leur apparence physique mais aussi, de leur bien-être. Et lire les étiquettes des produits, les acheter chez de petits commerçants ne leur suffit plus. Désormais, ceux qui utilisent un smartphone veulent qu’on les aide. C’est ainsi qu’est née l’application Prepear qui se veut conviviale (l’utilisateur peut partager des photos de ses réussites culinaires) et pratique. Prepear permet de filtrer les recettes en fonction des préférences gustatives, des allergies et des options de cuisine mondiales. Chaque recette a une ventilation nutritionnelle complète. Prepear personnalise même votre liste de courses !

Pour se faire aisément reconnaître, Prepear a choisi un logo en rapport avec son nom : une poire. Dans l’application, ce logo est tantôt vert et noir, tantôt vert-tout-court.

Prepear connaît un fort succès sur les plateformes de téléchargement. Informée, la marque à la pomme a réagi en rappelant que sa propre application Santé avait des fonctions similaires à celle de Prepear ; qu’il était donc à craindre que les consommateurs confondent les deux marques.

Le PDG de Prepear a répliqué avoir déposé son logo en janvier 2017 auprès du bureau américain des marques. Que celui-ci l’a informé « qu’il n’était pas en conflit avec d’autres marques déposées ».

Aucune transaction n’étant possible, Apple a saisi la justice.

 Beaucoup de petites entreprises ne peuvent se permettre de dépenser des dizaines de milliers de dollars pour combattre Apple. Nous nous défendons contre Apple non seulement pour conserver notre logo, mais aussi pour [expliquer] aux grandes entreprises tech que l’intimidation des petites entreprises a des conséquences. Prepear est une petite structure qui comptait cinq employés. Avec cette affaire, les frais de justice lui ont déjà coûté plusieurs milliers de dollars et la mise à pied d’un membre de l’équipe. »

Plus de 12 000 personnes ont déjà apporté leur soutien à Prepear. Une belle salade de fruits se prépare !

La pin-up a chaud, très chaud. Derrière le ventilateur, elle s’inquiète. Car elle comprend bien que quelque chose ne toune plus rond. Chaque année depuis vingt ans, les hivers sont de plus en plus doux et les étés, caniculaires.

Il est trop tard pour agir. Alors, que se passera-t-il❓Ce monde n’est pas prêt à l’inéluctable. Aux déplacements des peuples, à la guerre de l’eau. Aux récoltes brûlées et à la faim. A la disparition des animaux et à la spéculation boursière, à l’inflation entretenue.

La pin-up transpire. Et passe le ventilo en position 4.

Sortie il y a 43 ans, Hotel California est entrée dans l’Histoire du rock.

Aucun d’entre nous n’était Californien et en conduisant à travers la nuit de L.A. on pouvait voir les lumières de l’horizon briller. À ce moment les images d’Hollywood, de tous tes rêves, commencent à filer dans ta tête et c’est avec cet esprit que nous avons commencé à écrire la chanson.

Comme toujours, Nemo vous propose une version concert. Les musiciens ont certes vieilli, mais leur talent reste immense. Nemo vous offre 8 minutes de bonheur. 😀

Le père Daniel.

Vous l’avez peut-être vu ou entendu s’exprimer sur le parvis de la cathédrale de Nantes, le jour de l’incendie. Il portait une chemise de clergé que fermait un col romain. Ainsi qu’une veste noire par-dessus un jean (déchiré) et des baskets aux pieds.

Le 18 Juillet, lorsque brûle Notre Dame, les journalistes de M6 l’interrogent. Les mains jointes, le père Daniel décrit sa tristesse. Il raconte avoir écourté ses vacances pour rejoindre « sa » cathédrale de toute urgence et soutenir les pompiers qui combattent les flemmes « punitives de l’enfer ».

Mais le lendemain, le diocèse de Nantes s’insurge. Il ne connaît cet individu ni d’Eve ni d’Adam.

Une enquête est alors menée : qui est le père Daniel ?

Le père Daniel n’existe pas !

« Il s’agit d’un pseudo-humoriste, qui bâtit son fond de commerce sur la provocation et l’irrespect vis à vis de l’Eglise et de ses ministres sacrés. Il s’affiche sur sa page Facebook « Saint-Supplice » et se fait appeler Père Daniel. Il y publie de fausses publicités obscènes… et des vidéos et photos de son interview par M6 devant la cathédrale de Nantes » révèle le site internet le salonbeige.fr.

Beaucoup ne le trouvent pas drôle. Pour d’autres, l’homme est « dérangé ». Une chose est certaine : le diocèse a promis que le père Daniel ne l’emporterait pas au paradis.

Il n’a jamais connu que le luxe et l’oisiveté. Il amasse l’argent et jubile de son pouvoir.  Rejeton du prince Juan, comte de Barcelone et de Maria de las Mercedes, petit-fils du roi Alphonse XIII, Juan Carlos est un Bourbon. Un vrai.

Alors, à 82 ans, quand la justice des mortels vient lui parler de ses parties de chasse et de jambes en l’air, que d’obscurs petits fonctionnaires mal payés fouinent dans ses comptes bancaires (et son carnet d’adresse), son sang (bleu) ne fait qu’un tour : le Bourbon se carapate.

Et tentez un peu de le rattraper ! Juan Carlos emmerde la république. Avec classe mais sans respect, il lui fait un doigt d’honneur. A 82 ans, il y a bien longtemps qu’il ne fait plus semblant.

Ce n’est plus qu’un vieillard, qu’une infirmière pousse dans une chaise roulante et qui dissimule son visage dans la salle d’audience du tribunal de Hambourg. Il se dit  » exténué et très affecté ». Il s’appelle Bruno Dey. La justice allemande lui reproche d’avoir été le dernier surveillant SS du Strutthof, en Pologne. Un camp d’extermination nazi où 65 000 prisonniers moururent du typhus, gazés ou d’épuisement.

Un procès surréaliste

En Août 1944, Bruno Dey avait 17 ans. C’est lui qui entre 1944 et 1945, a gardé le camp. Il a vu arriver, sans repartir, des milliers de prisonniers. Il connaissait leurs conditions de détention. Mais il n’a rien fait.

Alors, le tribunal questionne, interroge. Les juges veulent déterminer sa part de responsabilité. Surveillait-il le camp par adhésion au nazisme ? A-t-il tué des prisonniers ? Comment ? Et combien ?

Bruno Dey répond, se défend. Il prétend avoir été incorporé de force par les SS. S’il a bien entendu des cris venant de la chambre à gaz, il assure, en revanche, ne pas avoir participé au gazage des prisonniers. Lui, il n’a jamais voulu faire de mal à personne. Ce qu’il a fait, on l’a contraint à le faire.

J’aimerais m’excuser auprès de ceux qui ont vécu l’enfer de cette folie. Ce qui s’est passé ne doit jamais se reproduire. Mais je refuse d’endosser la responsabilité des crimes ».

S’il n’est guère convaincu, le tribunal n’oublie pas qu’à l’époque, Bruno Dey avait 17 ans. Aurait-il pu se rebeller? « Vous n’auriez pas dû participer à ce qui s’est passé au Stutthof » lui rétorque la présidente , le ramenant aux choix de tout individu.

Au verdict étonnant

A l’issue de neuf mois de procès, au cours desquels de nombreux témoins déposèrent, Bruno Dey fut condamné à deux ans de prison avec sursis.

Certes, un verdit étonnant. Mais soixante-seize ans après les faits, et à l’âge de quatre-vingt-treize ans, une autre condamnation eut-elle eu un sens pour le prévenu ? Pour ses victimes ? Pour la société et le monde entier ?

A vous de juger.


31 juillet 2020

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